Taux immobilier avril 2024

Les barèmes du mois d’avril révèlent une tendance au ralentissement de la baisse qui s’accentue.

Taux sur 7 ans
3.10%
Taux excellent
3.65%
Bon taux*
Taux sur 10 ans
3.20%
Taux excellent
3.75%
Bon taux*
Taux sur 15 ans
3.40%
Taux excellent
3.85%
Bon taux*
Taux sur 20 ans
3.55%
Taux excellent
4.00%
Bon taux*
Taux sur 25 ans
3.75%
Taux excellent
4.15%
Bon taux*

Les barèmes du mois d’avril révèlent une tendance au ralentissement de la baisse qui s’accentue. Les seules banques qui modifient leurs conditions sont celles qui se repositionnent pour être compétitives. Les bons taux sur 15 ans s’élèvent ainsi à 3,85 % et 4,00 % sur 20 ans. Du côté des excellents taux, il est possible d’emprunteur à partir de 3,40 % sur 15 ans et 3,55 % sur 20 ans.

Les conditions d’emprunt sont favorables aux candidats à l’achat et voici pourquoi.

LES TAUX IMMOBILIERS DANS LE DÉTAIL

En ce mois d’avril, les baisses se font plus rares :

Durée du crédit Bon taux en mars Bon taux en avril Evolution en points de base (pdb)
7 ans 3,70 % 3,65 % – 5 pdb
10 ans 3,75 % 3,75 % stable
15 ans 3,90 % 3,85 % – 5 pdb
20 ans 4,00 % 4,00 % stable
25 ans 4,15 % 4,15 % stable

Ainsi, les bons taux stagnent majoritairement depuis le mois dernier. Seuls les taux moyens sur 7 et 15 ans reculent de 5 points de base depuis avril.

Du côté des excellents taux, voici leur évolution :

Durée du crédit Excellent taux en février Excellent taux en mars Evolution en points de base (pdb)
7 ans 3,10 % 3,10 % stable
10 ans 3,30 % 3,20 % – 10 pdb
15 ans 3,52 % 3,40 % – 12 pdb
20 ans 3,65 % 3,55 % – 10 pdb
25 ans 3,75 % 3,75 % stable

 

Du côté des excellents taux, nous constatons davantage de mouvements. En effet, 3 durées sur 5 enregistrent une baisse de 10 et 12 points de base. Sur 7 et 25 ans, les taux mini restent inchangés depuis le mois dernier.

L’ANALYSE D’ACE CRÉDIT

En ce printemps 2024, les banques mettent tout en œuvre pour relancer le marché du crédit. Hormis la baisse des taux, elles proposent :

  • davantage de prêts sur 30 ans. Les banques utilisent les enveloppes dérogatoires aux mesures du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) qui pour rappel limitent la durée des prêts à 25 ans, 27 sous conditions. Ainsi, 20 % des dossiers déposés par trimestre peuvent outrepasser les conditions du HCSF. Les banques en profitent pour décoincer la machine du crédit ;
  • des prêts bonifiés qui permettent d’emprunter à taux réduit, voire nul jusqu’à 25 000 euros.

Par ailleurs, le prêt à taux zéro, qui est un dispositif d’aide à l’accession à la propriété pour les ménages à revenus modestes, vient d’être modifié. Hormis la maison individuelle qui est retirée de la liste des biens éligibles au dispositif, les conditions du PTZ ont été assouplies :

  • le plafond de revenus à respecter pour être éligible au prêt à taux zéro a été relevé ;
  • la quotité (part du montant total de l’opération) finançable a augmenté. Par ailleurs, alors qu’elle dépendait uniquement du type d’opération et de la zone, elle dépend désormais aussi de la tranche de revenus ;
  • les plafonds d’opération augmentent pour les foyers composés de plus de deux personnes.

Le contexte est donc favorable aux emprunteurs mais cela ne suffit pas à relancer le marché du crédit. Une situation qui pourrait peut-être changer si la mesure du député Lionel Causse à l’étude en ce moment venait à être adoptée. L’objectif du projet de loi est d’assouplir les mesures du HCSF.

Diane Levy, Directrice déléguée du réseau Ace Crédit, livre son analyse :

« Nous constatons une nouvelle augmentation du taux d’usure, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour les emprunteurs ! Les taux de crédit continuent leur tendance à la baisse, comme l’ont confirmé les banques. En effet, nos partenaires bancaires deviennent de plus en plus compétitifs et sont à la recherche de dossiers de crédit.

Le nouveau Prêt à Taux Zéro (PTZ) fait son retour tant attendu !

Cette version actualisée, dont le dispositif est maintenu jusqu’en 2027, apporte des nouvelles réjouissantes :

  • les enveloppes sont revalorisées et augmentent dès 2 personnes au foyer ;
  • le plafond des revenus est relevé ;
  • les coefficients familiaux sont ajustés pour une meilleure prise en compte des situations familiales.

D’autres améliorations sont à prévoir dans le futur ! »

 

Ils nous ont déjà fait confiance